Adapting_Infrastructure_Inside_Car

Intérieur d'une voiture

Des investissements majeurs en infrastructures de transport ont déjà lieu dans plusieurs pays du monde pour faciliter, entre autres, le transport et le commerce. Ainsi, la Chine a coulé plus de béton depuis trois ans que les États-Unis au cours du 20e siècle.

Les pays où les infrastructures datent d’une certaine époque devront de leur côté bientôt remplacer ou restaurer des routes et des ponts vieillissants. C’est l’occasion parfaite pour prévoir des investissements dans des infrastructures capables de s’adapter aux changements d’environnement, et miser sur la technologie est une façon d’y parvenir.

 

Connecté ou autonome?

On parle souvent de véhicules autonomes et connectés sans distinction, mais il s’agit en fait de technologies différentes.

Les véhicules autonomes n’interagissent pas réellement entre eux. Il n’y a pas de collaboration ou d’échange de données parce que chaque véhicule évalue son environnement extérieur et y réagit individuellement. De leur côté, les véhicules connectés travaillent en réseau avec d’autres véhicules ou avec des dispositifs en bordure des routes.

Or, pour que la technologie ait un impact réel en matière d’efficacité, les deux approches doivent être combinées.

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« L’impact des véhicules connectés et automatisés est énorme. La gestion des TI et des données dépasse de loin ce à quoi les agences de transport sont habituées. Elles doivent se préparer », souligne Scott Shogan, directeur pour le marché du véhicule connecté et autonome, consultant stratégique en transport pour WSP.

Les véhicules autonomes et connectés seront équipés pour optimiser leur trajet en temps réel, pour voir les problèmes de congestion et définir les meilleures routes à prendre. Ils pourront aussi signaler à l’avance les dangers routiers imminents.

 

Routes et ponts intelligents

À court terme, les agences de transport devraient installer des capteurs et autres technologies pour les aider à gérer l’entretien et la planification des infrastructures.

« Il est impossible d’investir partout en même temps. En planifiant un avenir connecté, la priorité variera selon la situation particulière de chaque agence de transport », soulève Gianluca Barletta, directeur, secteur Smart Consulting pour WSP, à Londres.

Le transport se numérise

À l’heure où l’infrastructure numérique devient critique pour le transport, les autorités doivent enrichir leurs connaissances en gestion de données et en réseaux de communication. Il s’agit d’un enjeu important pour plusieurs agences qui ne sont pas préparées à assumer ces nouvelles exigences, comme les ententes de partage de données, les politiques de confidentialité et la sécurité des réseaux.

Dans quelle mesure les infrastructures en bordure de route changeront-elles? La réponse variera selon la région et d’autres facteurs propres à chaque organisation. Mais assurément, l’introduction de technologies visant la sécurité et l’efficacité se fera en continu. 

D’ailleurs, dès le début des années 2000, des systèmes de déglaçage ont fait leur apparition. Au Minnesota, une stratégie de traitement antigel automatisé a « amélioré considérablement la sécurité routière, et une baisse de 68 % des accidents a été enregistrée l’hiver ». L’installation de tels systèmes sur les ponts a également amélioré la productivité en réduisant les dépenses en matériel d’entretien et en opérations hivernales dans tout le district.

Qu’il soit question de béton conducteur ou d’autres systèmes, la technologie est déjà accessible pour améliorer la sécurité et l’efficacité en gestion des infrastructures.

« La prudence s’impose pour ne pas investir dans une technologie qui s’avérera inutile dans le futur. Il est important de bien se renseigner et de commencer à recueillir des données », affirme Gianluca Barletta, directeur, secteur de la consultation intelligente pour WSP.

Le déploiement des véhicules autonomes et connectés représente une belle occasion d’adapter nos infrastructures à un monde tourné vers l’avenir. Ce faisant, nous devons toutefois veiller à ce que ceux-ci contribuent à rendre notre monde plus résilient.

Voici quelques exemples de ce qui s’en vient :

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Condition des routes

Si chaque véhicule transmet un signal à chaque nid de poule, les agences auront un bon portrait des conditions routières. À court terme, cette information servira à réparer les problèmes immédiats. À plus long terme, elle pourrait aussi aider à construire de meilleures routes.

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Météo

Si chaque véhicule transmet un signal lorsque ses fonctions de contrôle de traction s’activent en hiver ou sous la pluie, les autorités sauront à quel moment et à quels endroits étendre du sel ou des abrasifs.

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Prix

L’information précise et en temps réel sur les conditions de la circulation facilitera l’établissement d’un modèle efficace de tarification.

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PLANification

Des données optimales aideront également à concevoir des modèles de transport plus flexibles. Dans un monde d’autonomie, les véhicules rouleront très près l’un de l’autre, à la façon d’un train, et il y aura échange de données durant le trajet. En plus d’augmenter l’efficacité de nos autoroutes actuelles, il sera également possible de réduire les besoins en nouvelles routes.

 


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