Et si l’industrie ferroviaire utilisait au maximum les données ?

La technologie évolue à un rythme exponentiel. D’ici 2020, l’Internet des objets devrait permettre de connecter 50 milliards d’appareils, produisant 44 trillions de Go de données1. L’industrie ferroviaire se doit d’exploiter ces données pour accroître l’efficacité et la fiabilité de son réseau, afin d’offrir un service plus rapide, moins risqué, plus économique et fiable à ses usagers.

À titre de spécialiste de systèmes ferroviaires, j’ai travaillé pour plusieurs compagnies de chemin de fer dans des régions géographiques diverses au contexte extrêmement différent. Que ce soit pour des compagnies de fret ferroviaire au Queensland, en Australie, ou à un projet de prolongement du métro d’Edmonton, en Alberta, j’ai travaillé dans des conditions météorologiques variées et avec divers types de réseaux ferroviaires et de fréquence.

En outre, j’ai eu la chance unique de travailler au sein de nombreux services différents, comme le matériel roulant, la signalisation, les systèmes, la gouvernance, la construction, l’exploitation et la maintenance.

J’en ai donc appris beaucoup au sujet des besoins contradictoires des différents services d’une même compagnie de chemin de fer. Par exemple :

  • L’exploitation a pour objectif de maximiser le temps des trains sur les rails (utilisation).
  • La maintenance est là pour effectuer des inspections et des réparations courantes, ce qu’elle fait en mettant l’équipement hors service.
  • L’ingénierie, pour sa part, s’efforce de fournir davantage d’équipements de mesure, d’analyse et d’automatisation. Pour ce faire, il faut retirer des équipements du service ou installer, donc entretenir, davantage d’équipements. Ces exigences entrent en conflit avec les besoins des autres services.

Comme les exigences de ces secteurs sont parfois incompatibles et contradictoires, la communication et le partage de données entre les secteurs d’activité sont essentiels.

Attention à la marche

Certes, il y avait de nombreuses différences entre les services et compagnies avec lesquels j’ai travaillé, mais j’ai quand même observé, à une échelle industrielle, certains points communs. L’un de ces grands points communs : l’industrie ferroviaire, toutes compagnies et tous services confondus, n’exploite pas assez ses données.

L’exploitation et le partage de données sont essentiels si l’on veut maximiser l’efficacité de l’industrie ferroviaire. Notre plus récent livre blanc décrit la façon dont l’industrie ferroviaire peut améliorer l’exploitation de ses données à l’échelle organisationnelle, industrielle et mondiale. Il décrit la façon d’améliorer la gestion des données en traitant ces dernières comme tous les autres actifs ferroviaires et en les gérant tout au long de leur cycle de vie.

Ce document présente des exemples de façons d’améliorer l’acquisition de données et la gestion des données. Il aborde l’application des analyses de données dans le domaine de la maintenance, y compris la surveillance d’état et la maintenance prédictive. On estime que ces derniers peuvent réduire les coûts de maintenance des chemins de fer de 25 % tout en améliorant le service et la disponibilité des actifs. Enfin, les compagnies ferroviaires pourraient en venir à repenser leurs philosophies de maintenance et à remettre en question le statu quo.

Et si l’industrie ferroviaire utilisait au maximum les données ?

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