Déplacement de la route côtière et restauration de la plage de Cap-des-Rosiers

Cherchant à régénérer le milieu naturel détérioré de la plage de Cap-des-Rosiers et à éliminer les coûts d’entretien et de réparation des infrastructures et de la route côtières fréquemment endommagées, Parcs Canada a fait appel à WSP. L’agence nous a demandé de réaliser une étude de l’hydrodynamique des processus côtiers, puis de concevoir plusieurs solutions de restauration dans le but de réduire la submersion et l’érosion causées par la hausse du niveau de la mer.

Consciente des coûts environnementaux et financiers liés à l’entretien et à la réparation des routes et des infrastructures du littoral de la plage de Cap-des-Rosiers, Parcs Canada a décidé de déplacer la route côtière et de régénérer le milieu naturel dans le cadre d’un projet de réhabilitation de trois ans. Comme il fallait déménager une route et un monument en plus d’effectuer des travaux de restauration, Parcs Canada a demandé à WSP de réaliser l’étude de l’hydrodynamique de la zone et de concevoir des solutions durables pour préserver la plage et les infrastructures du parc à long terme.

 

Conséquences des changements climatiques sur les infrastructures côtières

Construite en 1927, la route entre la plage et le phare était fréquemment endommagée par les marées de vive-eau et les violentes tempêtes à la force décuplée par les changements climatiques. Malgré les nombreux travaux de protection du littoral effectués au fil des ans, notamment l’installation d’un nouvel enrochement le long du littoral de 2 km en 1980, Parcs Canada devait assumer des coûts élevés d’entretien et de réparation. Il était également évident que la construction de la route et les travaux de protection avaient successivement contribué à aggraver les effets de l’érosion, dégradant l’environnement et menaçant l’intégrité des éléments culturels et naturels de la plage de Cap-des-Rosiers. C’est pourquoi Parcs Canada avait décidé de déplacer les infrastructures côtières et de démolir la route pour en construire une nouvelle à 200 m du rivage.

 

Notre approche

Le projet s’est déroulé en trois phases :

Phase 1 – Étude de l’hydrodynamique du littoral de l’anse du cap des Rosiers
Phase 2 – Préparation de la conception et des caractéristiques techniques de la solution de restauration
Phase 3 – Supervision de la construction et administration des contrats

À la phase 1, au moyen d’une modélisation des vagues et d’un modèle de transport des sédiments du littoral, notre équipe a étudié l’hydrodynamique de la zone côtière afin de caractériser l’hydrodynamique et la qualité des sédiments. Nous avons évalué les effets de l’élimination de l’enrochement et déterminé le risque d’érosion et de submersion de la côte à long terme. Pour chaque option de restauration, nous avons tenu compte de la nécessité d’améliorer le potentiel de reproduction des capelans du littoral. Nous avons également évalué les répercussions des solutions proposées sur divers éléments tels que le port et les marais des environs.

Après avoir présenté nos recommandations pour restaurer la plage et développer la zone côtière, nous sommes passés à la phase 2, durant laquelle nous avons supervisé la préparation des dessins et des spécifications pour les travaux de construction. Au menu : revêtement rocheux et démolition de la route, restauration de la plage, revêtement rocheux le long de la route 132 et près du quai de Cap-des-Rosiers, création d’un nouveau site pour le monument commémoratif du Carrick et construction de nouvelles passerelles de bois le long de la côte. À la phase 3, nous avons supervisé la construction et administré les contrats de façon à obtenir les résultats désirés.

 

Résultats

Tout au long du projet, Parcs Canada a fait preuve de leadership pour réagir aux conséquences des changements climatiques en créant un nouveau milieu naturel côtier et en faisant en sorte de ne plus avoir à entretenir et à réparer la route à répétition ni à effectuer des travaux de protection du littoral.