L’élégante tour résidentielle de 170 m, intégrée au complexe One Blackfriars situé au sud du pont Blackfriars à Londres, est presque complétée.

Le vase

La forme de la tour de 50 étages, dessinée par Ian Simpson de Simpson Haugh Architects, s'inspire du vase Lansetti II de l'artiste finlandais Timo Sarpaneva. Aux dires du chargé de projet Aret Garip, cette géométrie élégante, à première vue si simple, s'est avérée la plus grande complexité du projet.  « Chaque étage a une forme et des dimensions différentes, explique-t-il. Le système de stabilité est particulièrement compliqué; des éléments de raidissement ont été placés de manière stratégique afin de maîtriser les mouvements de la tour, et de manière à perturber le moins possible l'aménagement des habitations. Il a été tout aussi complexe de déterminer la configuration de piliers décalés et de piliers inclinés qui convenait le mieux à la forme du bâtiment. »

Aret travaille depuis six ans au sein de l'équipe de conception des structures du projet : « C'est tellement valorisant de voir notre immeuble figurer au panorama de la ville, pour des générations à venir », poursuit-il. « Je suis très fier d'avoir travaillé à ce projet, et j'espère qu'il va stimuler l'imagination des futurs concepteurs. L'immeuble en soi constitue une pièce maîtresse d'excellence, autant architecturale que technique. »

Le One Blackfriars est un complexe à usage mixte situé sur la rive sud de la Tamise, près du pont Blackfriars. À la tour d'habitation se greffent un hôtel boutique, un centre de commerces de détail et des installations de conditionnement physique. Le complexe dans son ensemble repose sur une structure souterraine de trois étages, où l'on retrouve notamment une piscine, une cave à vin et une salle de cinéma privée.