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Le monde d’aujourd’hui gravite autour de la mobilité. Les gens doivent se rendre au travail, à l’école ou au supermarché. Chaque jour, nous choisissons une façon de nous rendre du point A au point B.

Sur une base individuelle, il s’agit d’un concept simple. Mais imaginez 2 millions, ou 10 millions de personnes, qui se déplacent en même temps de leur point A à leur point B. Imaginez toutes les infrastructures et la logistique nécessaires pour accommoder tous ces gens. Imaginez la quantité de trains, d’autobus, de routes et de ponts… et tous les véhicules sur les routes. 

Maintenant, imaginez un monde où les véhicules font partie d’un vaste réseau offrant des capacités intelligentes de transport, et où les technologies de pointe optimisent l’efficacité et la sécurité.

Bienvenue dans la nouvelle ère de la mobilité.

Il y a un peu plus d’un siècle, l’invention de l’automobile révolutionnait nos façons de faire en nous permettant de nous déplacer comme jamais auparavant. Aujourd’hui, il est difficile de concevoir un monde sans véhicules.

Néanmoins, lorsque l’automobile a commencé à circuler sur les routes, la méfiance était de mise. Plusieurs ne voyaient pas ce que cette invention pouvait offrir de plus qu’un cheval. Au fil des ans, l’industrie a fait des efforts incroyables pour changer cette perception et rendre le mot automobile synonyme de mobilité… et, ultimement, de liberté.

Résultat : les gouvernements du monde entier se sont adaptés à la présence grandissante des automobiles en investissant dans de nouvelles routes et des ponts. Et graduellement, les infrastructures de transport sont devenues l’ossature de la société moderne.

Certes, l’impact de l’automobile sur « l’environnement bâti » a varié de pays à l’autre sous l’influence de la culture, de la géographie et des infrastructures existantes. Mais la réalité est la même partout : le nombre toujours plus grand d’automobiles et l’étalement urbain ont engendré une circulation cauchemardesque, des coûts de transport élevés et des rejets polluants nuisant à la santé.

Un changement s’impose

Le statu quo n’est plus viable. En 1990, les ventes mondiales d’automobiles s’élevaient à 39,2 millions de voitures. En 2016, ce chiffre aura pratiquement doublé pour atteindre 74,4 millions d’unités. Et d’ici 2020, les ventes devraient excéder les 100 millions d’unités.

Le vent semble toutefois vouloir tourner. Nous vivons une période de rupture provoquée par des innovations technologiques, par une nouvelle génération de consommateurs et d’entrepreneurs, et par de nouvelles idées pour solutionner les enjeux dans les transports.

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Nous bouclons la boucle! Dans cette nouvelle ère de la mobilité, l’automobile est encore une fois au cœur d’un changement dans nos façons de faire. 

Les véhicules d’aujourd’hui sont intelligents et offrent une certaine forme d’automatisation, comme le stationnement automatique ou l’assistance pour changement de voie. Ils interagissent avec des équipements en bordure des routes, ils reçoivent des signaux d’autres véhicules et des feux de circulation, et ils communiquent avec toutes sortes de dispositifs contribuant à rendre nos déplacements agréables et plus sécuritaires.

Les véhicules autonomes nous plongent dans un monde qui relevait, il y a peu de temps, du domaine de la science-fiction.

« À mon avis, ignorer l’impact des véhicules autonomes à ce point-ci est une aberration », affirme Scott Shogan, directeur du secteur des véhicules automatisés chez WSP aux États-Unis.

 

Une course planétaire

Pendant que vous lisez ceci, quelqu’un dans le monde conduit déjà un véhicule autonome. Tesla, Google, Volvo et plusieurs autres compagnies fabriquent des véhicules autonomes fonctionnels. C’est pourquoi les exploitants de transport collectif et les instances municipales doivent travailler étroitement avec ces compagnies afin de préparer l’arrivée des voitures autonomes sur nos routes.

Aux États-Unis, le Michigan travaille depuis un certain temps sur des véhicules connectés et automatisés. On y a développé un projet intéressant appelé Mcity, qui simule les conditions que rencontreront ces véhicules sur des routes réelles. Mcity comprend un réseau de voies de circulation avec des intersections, des panneaux et des feux de signalisation, des trottoirs, des édifices virtuels, des réverbères et des obstacles comme des barrages de construction. 

Boîte : Mcity a été conçu par le Centre de transformation en mobilité (MTC) de l’Université du Michigan en collaboration avec le Département des Transports du Michigan. WSP a participé au projet comme responsable de l’infrastructure de bordures de routes.

 

En Suède, Volvo se prépare à l’essai de 100 voitures autonomes dans les rues de Gothenburg, la deuxième ville en importance au pays.

« Nous avons la chance de concevoir et de déployer des systèmes d’une technologie très avancée », explique Jan Hellåker, directeur des programmes pour Drive Sweden, l’organisation responsable de la promotion des initiatives en transport autonome. « Mais pour bien faire les choses, nous avons besoin de l’engagement de toutes les parties prenantes et d’un dialogue ouvert. »

De leur côté, les entreprises chinoises n’ont pas hésité à se lancer dans la course aux voitures autonomes. Changan, Baidu et Geely ont construit et testé leurs propres véhicules.

Au-delà de l’autonomie

Reste qu’une congestion massive de voitures autonomes fonctionnant au pétrole n’améliorerait en rien le contexte actuel. Pour qu’ils aient un impact réel, les véhicules autonomes doivent être propulsés par l’électricité ou par d’autres solutions durables, et le nombre total de véhicules doit diminuer.

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« Nous devons changer notre relation avec l’automobile pour profiter des avantages sociétaux du véhicule autonome », soutient Dirk van Amelsfort, Consultant principal pour WSP stratégie et analyse mondiales en Suède. « Il faut repenser notre conception de la mobilité ».

L’accent doit être mis sur le concept même de la « mobilité », puisqu’il y a plusieurs façons de se rendre du point A au point B.

C’est justement ce qu’offrent les services de transport partagé. Le nombre de ces véhicules explosera pour passer de 72 000 aujourd’hui à plus de 620 000 en 2020 en Amérique du Nord seulement. La connectivité des véhicules change radicalement les règles du jeu de la mobilité, et des compagnies comme Uber, ZipCar et plusieurs autres changent leur état d’esprit et leur approche envers la voiture autonome.

Dans un monde où la voiture autonome a sa place, il doit également y avoir amélioration des transports publics, du covoiturage, des taxis, etc. Nous recherchons des solutions flexibles en mobilité, et nos décisions d’aujourd’hui auront un impact profond sur la conception des routes et des villes de demain.


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