Il ne manque certes pas de soleil dans désert du Kalahari, mais jusqu’à maintenant il n’existait pas de moyen d’utiliser cette ressource pour soutenir le développement économique de la région du Cap-Nord en Afrique du Sud.


Emplacement

  • Désert du Kalahari, Afrique australe

Secteurs

Service

  • Évaluation des impacts environnementaux et sociaux
  • Gestion des relations avec les parties prenantes
  • Gestion et conformité en environnement, santé et sécurité
  • Voir tout

Client

  • Group Five Construction (Pty) Ltd

Statut

  • Complété

La logique derrière le développement de la production d’énergie solaire concentrée en Afrique du Sud

À l’hiver 2004, la demande en électricité a commencé à menacer les réserves d’énergie d’Eskom, la société nationale de production d'électricité. La situation s’est intensifiée à partir du milieu de l’année 2007. Au premier trimestre de 2008, malgré le déploiement de mesures d’efficacité énergétique et de gestion de la demande, la croissance élevée de la demande a exigé le délestage des charges. La situation a entraîné une action concertée du gouvernement sud-africain pour augmenter la production d’électricité du réseau national, entre autres en agrandissant la base de production électrique en Afrique du Sud. Des changements politiques et stratégiques, tels que la dérégulation des capacités de production, ont été mis en place pour permettre l’établissement de producteurs indépendants d’électricité et pour stimuler la participation du secteur privé dans le domaine de l’énergie. Ces événements ont également coïncidé avec les préoccupations croissantes pour les changements climatiques dans le monde et les actions internationales concertées pour une économie à faibles émissions de carbone. L’Afrique du Sud s’est d’ailleurs engagée à réduire sa consommation d’électricité produite à partir du charbon.

Le défi posé à notre client

La faisabilité des installations d’ESC nécessite un ciel bleu dégagé, peu de vapeur d’eau et de poussières. La région du Cap-Nord bénéficie d’une forte concentration en énergie solaire et affiche parmi les meilleures statistiques au monde en ce domaine.

Afin de convertir l’apport abondant de lumière solaire de la région en une source fiable d’énergie, WSP a été sélectionnée par Group Five, une entreprise d’investissement sud-africaine d’infrastructures, de services de construction et d’installations matérielles, pour réaliser l’évaluation d’impacts environnementaux et sociaux (EIES) du projet d’énergie solaire du Kalahari et faciliter la participation des parties prenantes.

L’ EIES a été réalisée sur la base d’une installation de production d’énergie solaire sur un terrain vierge de 1 922 hectares près de Kathu, une ville minière dotée d’un solide réseau d’infrastructures, située dans la province du Cap-Nord en Afrique du Sud. Le projet était en phase avec l’engagement du pays de réduire ses émissions de CO2 de 34 % d’ici 2020, dans le cadre de l’Accord de Copenhague de 2010. Le projet visait également à diversifier le parc énergétique et à contribuer à stabiliser la production d’électricité pour augmenter les marges de réserve, diminuer les pertes de transmission et, à terme, réduire le délestage des charges.

Production potentielle d’énergie
450 MW
Centrale d’ESC en Afrique du Sud
1re
Surface en hectares
1 922
Désert du Kalahari, Afrique du Sud

Notre approche

Des autorisations environnementales devaient être obtenues par le biais d’un processus complet d’EIES, en vertu des lois en vigueur et conformément aux lignes directrices des institutions financières sur les impacts sociaux et environnementaux. Les objectifs du processus d’EIES consistaient, entre autres, à déterminer la nature, l’étendue, la durée, la probabilité et la portée des impacts environnementaux, sociaux et culturels du projet. Cet exercice visait également à déterminer dans le détail le processus d’engagement des parties prenantes et les mesures d’atténuation nécessaires pour pallier les principaux impacts entraînés par le projet d’énergie solaire du Kalahari.

Pour remplir ces objectifs, notre équipe a mené des études détaillées et spécialisées pour déterminer les technologies d’énergie solaire les plus appropriées en plus d’identifier la meilleure façon de produire l’électricité et le tracé des lignes électriques à utiliser. Les études ont également contribué à déterminer la sélection du site, la configuration de la construction et les étapes à franchir pour mieux atténuer les impacts environnementaux de la construction. D’autres questions ont également été considérées comme pertinentes par les parties prenantes comme l’alimentation en eau, la qualité de l’air et la contamination par les poussières sur le site, le logement et les services sur les camps de travail des entrepreneurs, de même que les questions socio-économiques, de sûreté et de sécurité.

Les questions et préoccupations clés soulevées pendant les phases d’évaluation de la portée du projet et de l’EIES comprenaient :

  • L’alimentation en eau du projet et les impacts sur les autres ressources en eau et sur les utilisateurs d’eau dans la région
  • La somme d’eau requise pendant les phases de construction et d’opération du projet
  • La gestion des eaux pluviales sur le site
  • Les impacts sur la forêt Kathu, un site patrimonial national, et sur les arbres acacias à girafe qu’il abrite
  • Les avantages socio-économiques du projet
  • Les impacts sur les autres utilisations des sols et sur leurs utilisateurs
  • Les impacts du bruit provoqué par le projet
  • Les impacts de la production de poussière sur le voisinage
  • Les impacts visuels du projet
  • Les impacts du projet sur des sites ayant une potentielle valeur archéologique
  • Les impacts sur les infrastructures publiques : hébergement, services, écoles
  • La planification future du site et des infrastructures après la fin du projet, dont les améliorations technologiques qui seront nécessaires
  • Les impacts associés aux potentiels déversements ou fuites de liquide caloporteur.
Plan du site pour le projet d'énergie solaire du Kalahari, Afrique du Sud

Engagement des parties prenantes

Afin d’assurer la conformité aux législations nationales en vigueur, WSP a réalisé le processus de consultation des parties prenantes avec diligence. Nous avons adopté des mesures supplémentaires sous forme d’analyse sociale et de réunions informelles sur l’engagement, pour nous assurer que les gens affectés ou intéressés par le projet pouvaient soulever tous leurs problèmes, préoccupations et questions et qu’ils restaient informés de tout progrès de la réunion.

L’identification et l’enregistrement des parties prenantes se faisaient en même temps que ces études. Pour ce faire, WSP a élaboré et alimenté une base de données électronique où les données des parties prenantes étaient saisies et mises à jour automatiquement, dès la réception de leurs informations.

En réponse aux problèmes et préoccupations soulevés pendant la consultation des parties prenantes, les études spécialisées suivantes ont été commandées dans le cadre de l’EIES :

  • Examen des sols de surface ainsi que de l’utilisation et des capacités du territoire
  • Évaluation de l’écologie et de la biodiversité
  • Évaluation hydrologique et géo-hydrologique
  • Évaluation de la qualité de l’air
  • Évaluation de l’impact de la circulation des véhicules
  • Évaluation des impacts visuels
  • Évaluation des impacts sonores
  • Évaluation du patrimoine culturel
  • Évaluation de l’impact socio-économique
  • Planification de la santé, de la sûreté et de la sécurité de la communauté

Résultats de l’intégration des facteurs biophysiques et socio-économiques

En novembre 2010, le bureau sud-africain de WSP a soumis un rapport d’orientation, un rapport d’EIES et une ébauche de plan de gestion environnementale et sociale (PGES) pour compléter la demande d’autorisation du projet. Le rapport d’EIES fournissait une description détaillée et complète du projet, du processus d’engagement des parties prenantes, des impacts environnementaux et des mesures de gestion et d’atténuation associées au déploiement du projet d’énergie solaire du Kalahari.

En résumé, l’EIES et le PGES ont permis d’évaluer à la fois les environnements biophysiques et socio-économiques et d’identifier les mesures de gestion et d’atténuation nécessaires. L’évaluation de l’impact biophysique n’a pas révélé de lacune fatale, ni d’impact négatif significatif associés au projet proposé qui nécessiteraient des mesures d’atténuation et de gestion. De plus, il faut noter que les impacts socio-économiques du projet ont été positifs en créant des emplois et en contribuant aux économies locale, régionale et nationale.

Mise à jour sur le projet (mai 2017) – Le 15 décembre 2014, le développement du projet a été confié à un consortium composé d’Engie, du Fonds de retraite des fonctionnaires (PIC), de la fiducie de développement communautaire SIOC, de la Banque de développement d’Afrique du Sud ltée, de la banque Investec ltée, de Lereko Metier et de la fiducie Kathu. La construction du parc solaire Kathu a commencé le 26 mai 2016. La phase de construction du projet a rapidement démarré sur sept mois en 2016. La phase de dégagement du site de 450 hectares est complétée et le travail du terrain sera bientôt terminé.