Réparation d'un brise-lames de Tristan da Cunha

La réparation urgente du brise-lames d'une île de l'Atlantique Sud suite aux dégâts d'une tempête est essentielle pour la survie à long-terme de ses habitants.

 

Ingénierie innovatrice

L'archipel Tristan da Cunha — réputé comme l'archipel habité le plus isolé au monde — a subi de graves dommages lors du passage d'un cyclone extratropical. L'île est demeurée sans électricité pendant six jours et le brise-lames de Calshot Harbour devait être réparé d’urgence.

Ce projet présentait de nombreux défis logistiques, car l'archipel ne dispose d'aucun aéroport. On ne peut y accéder que par voie maritime. Tous les matériaux et l'équipement ont donc été expédiés depuis l'Afrique du Sud, un trajet qui prend au moins sept jours par bateau.

Il s'est avéré impossible de transporter en une seule pièce les blocs de protection de dix tonnes, en béton, nécessaires aux réparations. Nous devions donc trouver une solution novatrice. L'équipe de notre bureau de Stellenbosch a décidé de couler les dolos en deux moitiés séparées, pour les « recoudre » avec du béton une fois sur l'île, avant de les mettre en place. Mise à l'essai pour la première fois à cet endroit, la méthode a donné de très bons résultats.

Grue sur chenilles
100 t
Grue sur portique
20 t
Blocs de protection
10 t

Tout l'équipement expédié à l'île

Comme il y avait très peu de machinerie sur l'île, nous avons aussi expédié par bateau tout l'équipement requis pour effectuer les réparations. Nous avons transporté, entre autres, une grue montée sur chenilles, une excavatrice, une grue sur portique de 20 tonnes, ainsi que l'ensemble du matériel, des outils et des autres équipements. Nous devions aussi fournir des pontons pour acheminer les lourds chargements sur terre, puisque seuls les bateaux de pêche et les barges ont accès aux eaux peu profondes du port. Tout l'équipement a été démonté, de façon à constituer des chargements de moins de 18 tonnes, pour permettre l'expédition et le déchargement.