Un paysage qui change
Au cours des 18 derniers mois, le ralentissement économique, les tensions géopolitiques, les nouvelles exigences réglementaires et la remise en question croissante de certaines initiatives en durabilité créent de l’incertitude dans les organisations. L’étude laisse toutefois entendre que, loin de délaisser la durabilité, de nombreuses organisations quebecoises adoptent une approche plus pragmatique. Elles se concentrent sur les domaines où la durabilité apporte une valeur concrète, notamment en matière de gestion des risques, de résilience et de performance à long terme.
Ces constats révèlent un changement important dans la façon dont les entreprises abordent la durabilité. Par exemple, la haute direction participe à la stratégie de durabilité dans 92 % des organisations répondantes, tandis que les risques liés aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont de plus en plus intégrés aux processus globaux de gestion des risques. Du même souffle, les organisations du Québec et d’ailleurs au Canada renforcent leurs pratiques de divulgation, de gouvernance et de lutte contre les changements climatiques, jetant ainsi des bases plus structurées pour poursuivre leurs progrès.
À propos de l’étude
WSP et le Conseil patronal de l’environnement du Québec (CPEQ) ont examiné les pratiques de durabilité dans onze domaines clés, notamment la stratégie, la gouvernance, la réglementation, la gestion des risques, la divulgation, la finance durable, le climat et les enjeux émergents liés à la nature et à l’eau. Les résultats font ressortir à la fois des progrès encourageants et des domaines où d’importantes lacunes subsistent.
L’étude met également en lumière les prochains enjeux en durabilité. Si le climat demeure le principal point de départ des démarches de durabilité des entreprises, l’attention se porte de plus en plus sur la biodiversité, l’eau et les enjeux sociaux au sens large. À mesure que la durabilité s’intègre davantage aux décisions d’affaires, les conclusions du rapport laissent entendre que les organisations devront aller au-delà de la conformité et de la divulgation pour transformer leurs engagements en actions mesurables et en valeur concrète pour leurs activités.