« Le transport constitue le premier et le dernier point de contact; il doit donc être au minimum neutre, mais idéalement exceptionnel », affirme Graeme Steverson, directeur technique, planification et mobilité chez WSP en Australie. « Ce que nous voulons éviter, c’est de laisser un mauvais souvenir. Une bonne planification des transports peut contribuer à prolonger l’expérience des spectateurs au-delà du lieu : ce n’est pas simplement un déplacement, c’est une partie intégrante de l’événement. »
Le transport collectif est un moyen efficace de déplacer un grand nombre de personnes et peut offrir une expérience plus positive – après tout, quel plaisir y a-t-il à rester seul dans le trafic? « Les modes de transport durables devraient bénéficier d’un traitement de faveur, ajoute Steverson, idéalement, les arrêts se situent à environ 300 m de l’entrée – suffisamment près pour éviter une longue marche, mais assez loin pour que les files ne refluent pas vers le site. »
La capacité est essentielle : « Nous veillons à ce qu’un grand nombre de trains ou d’autobus soient prêts à partir dès le coup de sifflet final ou à la fin du rappel. La plupart des gens sont patients dans une grande foule et savent que cela prendra du temps, mais s’ils ne voient pas de trains ou d’autobus arriver, ou si la file n’avance pas, l’expérience devient très rapidement négative. »
La planification proactive des transports permet d’anticiper les tendances et de gérer les niveaux de service à l’échelle des réseaux urbains : « À Sydney, en Australie, nous savons que la demande sera plus forte dans l’ouest de la ville pour les matchs de football, et plus faible dans le nord et le sud. En revanche, pour le rugby à XV, la demande augmente dans le nord. Les concerts attirent des spectateurs de toute la région métropolitaine. Il est important que le réseau de transport s’adapte en fonction de l’événement : les trajets demeurent les mêmes, mais la fréquence des services sur chaque ligne varie pour répondre à la demande. »