Les réseaux électriques que nous connaissons doivent donc opérer à l’équilibre : l’électricité produite doit compenser à tout moment l’électricité consommée, et des mécanismes d’ajustement entre l’offre et la demande d’électricité sont donc mis en place par les gestionnaires de réseaux nationaux.
Pas simple déjà dans une configuration avec grandes centrales de production d’électricité. Mais la montée en puissance des énergies renouvelables depuis une quinzaine d’années, très positive pour limiter le réchauffement climatique, complique encore la stabilisation du réseau électrique ! Effectivement, elle entraîne une décentralisation croissante de la production d’électricité, avec de petites installations, et une volatilité accrue de la production, car les énergies solaire, hydraulique (au fil de l’eau) et éolienne dépendent fortement des conditions météorologiques, de l’heure de la journée, et de la saison. La consommation d’énergie subit, elle aussi, de profondes mutations : avec le nombre de voitures électriques et de pompes à chaleur en hausse, la demande d’électricité augmente, et les heures de pointe de consommation varient.
Afin que les gestionnaires de réseau de transport puissent dorénavant gérer et garantir le meilleur équilibrage possible, de nouvelles solutions sont nécessaires pour accroître la souplesse de production et de stockage.