Par où commencer
Le secteur minier dispose actuellement de grandes connaissances et capacités qui peuvent être exploitées pour répondre aux nouvelles exigences. Les acteurs miniers mesurent et suivent les indicateurs liés à la nature depuis des décennies et sont donc bien plus préparés que d’autres secteurs. La prochaine étape consiste à extraire les données pertinentes qui sont déjà en train d’être recueillies, à mettre en place les activités nécessaires sur le terrain et à obtenir des résultats bénéfiques.
Nous travaillons depuis plus de dix ans avec les leaders du secteur minier et les premiers acteurs à avoir adopté cette approche, en encourageant les entreprises à comprendre que la biodiversité est un atout essentiel à protéger. « Nous aidons les entreprises à gérer les complexités pour faire avancer ce processus », explique Kyle Knopff. Il est essentiel de comprendre les incidences de l’engagement envers l’absence de perte nette pour ce processus, et WSP est particulièrement bien positionnée pour fournir l’information nécessaire et permettre la définition d’objectifs réalistes, comme elle l’a fait avec IAMGOLD. « Nous avons de l’expérience pratique avec nos clients, ce qui nous permet de définir leurs conditions de référence et de fusionner leurs données actuelles pour exprimer efficacement ces conditions. » En utilisant des outils SIG de pointe pour maximiser les données de nos clients, notre équipe aide les entreprises à quantifier leurs impacts et à établir les mesures nécessaires pour atteindre leur objectif d’absence de perte nette à l’issue de la fermeture des sites.
Il est possible d’atteindre cet objectif. Ambatovy (en anglais), une importante mine de nickel et de cobalt de Madagascar, est en bonne voie pour atteindre l’objectif d’absence de perte nette de forêts sur son site. WSP a mené une évaluation de la biodiversité et planifié les mesures d’atténuation pour le projet. « Ambatovy est un exemple de mine où l’on cherche déjà à atteindre les résultats présentés dans l’énoncé de position de l’ICMM. C’est à ça que nous faisons référence quand nous affirmons que le secteur minier est en avance sur cette question, à bien des égards », déclare Kyle Knopff. Il sera utile de disposer de données fiables, surtout que certaines échéances pour l’énoncé de position de l’ICMM sont pour bientôt.
Commencer dès maintenant
« L’énoncé de position du Conseil International des Mines et Métaux a introduit des échéances qui approchent rapidement, précise Kyle Knopff. D’ici 2026, ses membres devront déjà être en train d’appliquer des mesures pour leurs activités actuelles. Ils devront faire des choix rapidement, comme utiliser une référence de 2020 ou antérieure et sélectionner exactement quelles activités entreprendre, et dans quel ordre. Une fois que le plan stratégique sera établi et que les mesures seront appliquées, les membres devront présenter un rapport à l’ICMM sur leurs activités directes d’ici 2026. D’ici 2030, ils devront également rendre compte de leurs impacts et de leurs dépendances dans l’ensemble de la chaîne de valeur. »