L’obtention des permis est l’un des facteurs qui influencent le plus les délais de réalisation des projets miniers.
Le processus de demande de permis peut exiger des mois, et parfois même des années, de planification, d’études techniques et de dialogue avec les parties prenantes. Par conséquent, pour accélérer le processus d’autorisation, il est essentiel d’élaborer un plan d’action complet et intégré.
Les exigences sont souvent interreliées, de sorte qu’un retard dans un domaine peut avoir une incidence sur l’obtention d’autres permis. Par exemple, dans certains territoires, les évaluations des impacts environnementaux peuvent prendre jusqu’à deux ans, tandis que les permis liés à l’eau peuvent dépendre de données hydrologiques et hydrogéologiques recueillies sur une longue période.
Bon nombre des activités qui appuient le processus d’obtention des permis doivent commencer bien avant le dépôt des demandes. Selon le projet et le territoire, elles peuvent comprendre les activités suivantes :
- définir les exigences relatives aux permis, leurs interdépendances et les échéanciers
- cerner les contraintes environnementales, sociales et réglementaires
- réaliser des études de référence pouvant nécessiter la collecte de données sur plusieurs saisons
- mobiliser les organismes de réglementation, les communautés et les autres parties prenantes.
Les équipes de projet devraient donc aborder ces exigences de façon intégrée, plutôt que de les traiter isolément.
Dans cet article publié dans Environment Analyst, des experts et expertes de WSP en Australie, au Pérou, en Afrique du Sud et aux États-Unis examinent comment les sociétés minières peuvent réduire les risques liés au processus de demande de permis et rendre le parcours vers l’obtention des permis plus prévisible. Ils se penchent sur l’importance d’intégrer ce processus à la planification du projet dès le départ, de constituer une bonne base de données probantes et d’harmoniser les considérations techniques, environnementales et sociales au cours de la conception.
L’article souligne également la valeur d’un dialogue amorcé tôt dans le processus. Une communication ouverte avec les organismes de réglementation peut aider à clarifier les attentes et les différentes voies d’obtention de permis, tandis qu’un dialogue proactif avec les communautés permet de mieux comprendre leurs préoccupations, d’intégrer les connaissances locales et d’établir un climat de confiance.