L’automatisation et l’intelligence artificielle (IA) transforment les industries au Canada et ailleurs dans le monde. Ces technologies offrent d’importantes améliorations sur les plans de l’efficacité et de la qualité du travail. En effet, l’automatisation simplifie les tâches répétitives (en anglais) fondées sur des règles, ce qui permet ainsi de libérer du temps et de réduire les erreurs. Quant à l’IA, elle améliore les capacités humaines en tirant des apprentissages des données, en interprétant des modèles complexes et en aidant à prendre des décisions. Ensemble, l’automatisation et l’IA sont des catalyseurs d’efficacité et d’innovation en milieu de travail.
Il ne s’agit pas d’établir quelles technologies auront une influence sur la main-d’œuvre, mais plutôt de déterminer comment nous pouvons préparer les gens à diriger dans un environnement qui évolue rapidement. Alors que les entreprises s’adaptent à ces changements, l’intégration de l’automatisation et de l’IA devient essentielle à la croissance et au progrès.
Cette transformation comporte toutefois des défis. Aujourd’hui, les entreprises font face à deux tendances convergentes : une génération expérimentée qui approche de la retraite et un déferlement d’outils numériques qui redéfinissent le travail. Même si ces deux tendances peuvent être synonymes de perturbations, elles ouvrent aussi la porte à une excellente occasion de favoriser la continuité (en anglais) et la résilience. En intégrant les connaissances du personnel senior dans les systèmes numériques et en investissant dans les cheminements en début de carrière, nous nous assurons de garder notre expertise et d’autonomiser les nouveaux talents. Par exemple, grâce à la collaboration, le personnel débutant ayant des compétences numériques peut contribuer à transformer l’expérience et l’expertise du personnel plus expérimenté au sujet des processus consignés, des outils numériques et des plateformes de connaissances. Cela assure non seulement la préservation d’un savoir-faire essentiel, mais permet aussi au personnel senior de se concentrer davantage sur les besoins des clients et la résolution de problèmes complexes. En retour, les professionnels en début de carrière acquièrent une meilleure compréhension des pratiques exemplaires en codifiant le travail de leurs mentors et en en tirant parti, ce qui leur permet souvent de créer de nouvelles solutions que les générations précédentes n’avaient pas pu développer, faute de temps ou d’outils.
En tant que responsable du programme Conçu pour l’avenirMD de WSP au Canada, je vois ces forces transformatrices à l’œuvre tous les jours. Nos équipes s’épanouissent en combinant la pensée novatrice et l’expertise technique des nouveaux talents avec l’accompagnement et les conseils stratégiques des professionnels d’expérience. Cet équilibre entre la mise à profit de l’automatisation et celle de la créativité et du jugement humain jette les bases d’une main-d’œuvre réellement résiliente, disposant de tous les outils requis pour offrir une valeur durable aux clients et façonner l’avenir du travail.
Évolution de l’expérience du personnel en début de carrière
Les rôles de premier échelon sont en train de changer. Les tâches qui, autrefois, permettaient aux nouveaux talents de faire leurs preuves, comme la saisie de données, la rédaction de rapports ou le codage, sont de plus en plus automatisées par des outils comme ChatGPT et GitHub Copilot. Même si cela améliore l’efficacité, cela signifie également que les jeunes professionnels doivent développer de nouvelles compétences pour s’épanouir. Les employeurs laissent peu à peu tomber les qualifications traditionnelles au profit d’une approche basée sur les compétences (en anglais), valorisant ainsi la littératie numérique, l’analyse de données, la résolution créative de problèmes, la communication et l’adaptabilité. Parallèlement, de tout nouveaux rôles émergent, comme ceux de rédacticien, de responsable de l’éthique de l’IA et d’analyste de l’IA durable (en anglais). Chez WSP, les professionnels en début de carrière font bien plus qu’apprendre à utiliser l’IA et l’automatisation. Ils contribuent à orienter la manière dont nous utilisons ces outils, en garantissant une intégration responsable et la transmission des connaissances aux futures équipes.
Pendant cette transition, le mentorat ne s’accompagne plus d’un transfert de connaissances unidirectionnel, mais plutôt d’un échange dynamique. Les professionnels en début de carrière aident leurs collègues d’expérience à découvrir de nouveaux outils, alors que les mentors offrent contexte et orientation stratégique. Des plateformes structurées de mentorat et de partage des connaissances permettent de préserver la culture d’entreprise, d’améliorer l’engagement et de fidéliser les meilleurs talents. Ce partenariat accélère l’apprentissage et garantit que l’automatisation et l’IA sont utilisées à leur plein potentiel. Parallèlement, tirer parti de la technologie pour avoir une incidence signifie donner aux jeunes professionnels les moyens de stimuler l’innovation tout en garantissant le partage des connaissances entre les générations.
Nos équipes mettent à profit l’automatisation afin de simplifier la collecte de données et les processus de routine, mais aussi l’IA pour interpréter des renseignements complexes (en anglais). Par exemple, les jeunes professionnels ont recours à l’automatisation, à la vision par ordinateur et à l’apprentissage automatique pour simplifier des tâches techniques clés, comme l’automatisation de la collecte de données sur le terrain et de leur interprétation, ou le développement de plateformes qui améliorent la cohérence et l’efficacité. En utilisant des outils alimentés par l’IA pour analyser des images et du son, les équipes peuvent réduire le travail manuel répétitif, améliorer la qualité des données et accélérer la réalisation de projets, en renforçant ainsi la réputation de WSP en innovation et excellence opérationnelle.
Se préparer pour l’avenir
Il est clair, lorsque nous envisageons l’avenir, que la préparation d’une main-d’œuvre résiliente ne relève pas uniquement de l’adaptation à de nouveaux outils. Elle repose aussi sur l’engagement en faveur d’une innovation responsable, de la formation continue et de l’offre de valeur aux clients. L’IA n’est pas un outil d’automatisation, mais plutôt un outil d’enrichissement. Une adoption responsable exige une gouvernance claire, des directives éthiques et une amélioration continue des compétences. En outre, l’évaluation du travail par un expert demeure nécessaire pour garantir la qualité et l’adéquation au contexte, surtout à mesure que les systèmes d’IA sont intégrés à nos flux de travail. En menant judicieusement les initiatives d’IA, nous instaurons la confiance, l’équité et la responsabilisation et nous nous positionnons comme conseillers stratégiques pour nos clients.
Les clients exigent rentabilité et transparence, surtout lorsque l’IA est utilisée. En automatisant les tâches courantes, nous pouvons réaliser des projets de manière plus efficace. Plutôt que de simplement transférer les économies réalisées aux clients, nous réinvestissons ces gains d’efficacité dans des résultats à plus forte valeur ajoutée, comme l’amélioration de la résilience des projets, l’accélération de la réalisation ou le développement de solutions innovantes qui soutiennent les objectifs à long terme de nos clients. Cette approche nous permet de veiller à ce que nos clients profitent d’une valeur accrue et nous considèrent comme des partenaires de confiance dans un environnement en évolution rapide.
Pour les milieux professionnels, il ne sera pas question d’opposer l’IA aux occasions humaines, mais de les combiner intelligemment pour créer un avenir du travail plus résilient et adaptable. En investissant dans les jeunes professionnels, en priorisant le mentorat et en adoptant une IA éthique, les entreprises peuvent s’assurer que la prochaine génération est prête à s’épanouir à l’ère de l’IA.
Remerciements
Cet article s’appuie sur des entrevues menées auprès d’employés de WSP considérés comme des experts en innovation, en outils numériques et en mentorat de jeunes professionnels dans divers secteurs. Merci aux collègues suivants qui ont donné leur point de vue pour cet article : Abdé Essaidi, Andrea Dorton, Anna Robak, Anthony Man, Bryan Waller, Carla Evans, Cheryl Trent, David Carnovale, Herman Won, Iveta Demirova, Jean-Frederick Duquette, Jean-Luc Daviau, Joel Inkster, Mahaut Ricciardi-Rigault, Maya Watson, Melissa Gatineau, Ross Taylor, Sawan Dhaliwal et Shawn Chow.