Que signifiera appliquer l’approche Conçu pour l’avenirMD en 2026?
Avec les investissements en infrastructure qui continuent d’augmenter au pays, la technologie qui évolue à un rythme rapide et la gravité accrue des événements météorologiques extrêmes, c’est le bon moment pour comprendre comment se préparer pour la suite des choses. Les incidences des choix économiques, sociaux et environnementaux faits cette année auront des effets sur les 30 prochaines années. Comment les décisions prises aujourd’hui façonneront-elles la résilience, l’équité et les résultats et que pouvez-vous faire pour vous assurer qu’elles aient une incidence positive pour le futur?
En fonction des efforts que nos clients ont déployés en 2025 et au cours des dernières années, ainsi que de la direction que nous devons prendre au cours des 30 prochaines années, nous avons relevé six livrables essentiels que les entreprises doivent prendre en compte au cours de la prochaine année. Les entreprises qui se concentrent sur ces domaines réaliseront un réel progrès vers la résilience et le développement durable et établiront un équilibre entre la croissance, la responsabilité et l’intendance malgré les changements rapides.
Intégrer l’IA aux opérations
L’intelligence artificielle (IA) est de plus en plus utilisée, et les entreprises qui en font bon usage pour répondre à leurs propres besoins en sont déjà à l’étape de déploiement et en tirent des avantages concrets pour leurs opérations.
En 2026, déployez un cas pratique d’IA qui modifie de façon mesurable un indicateur de rendement clé opérationnel essentiel, comme le temps d’arrêt, l’intensité énergétique, le débit ou le temps de réponse aux incidents. Définissez le point de référence et la cible d’avance, puis validez les résultats avec des mesures et des rapports clairs.
Afin de vous assurer que l’impact est durable et évolutif, documentez la qualité et l’origine des données, la gouvernance du modèle (rôles, mesures de contrôle et surveillance) et le plan de gestion du changement qui intègre le nouveau flux de travail aux opérations quotidiennes.
Réalisez un cas d’usage d’IA qui génère une amélioration vérifiée d’au moins 10 % d’un seul indicateur de rendement opérationnel (p. ex., augmentation de ≥ 10 % du temps de disponibilité ou réduction de ≥ 10 % des arrêts imprévus) d’ici le quatrième trimestre de 2026, avec un suivi mensuel par rapport à la base de référence.
Les cadres s’attendent de plus en plus à voir des preuves de la valeur réellement générée par l’IA, et non seulement la promesse d’avantages futurs. Bien qu’il soit important de déployer au moins un cas d’usage d’IA qui produit visiblement des résultats, les entreprises ne doivent pas concevoir une solution ponctuelle optimisée pour produire un seul résultat. Elles devraient plutôt concevoir des déploiements d’IA en tant que plateformes évolutives afin de pouvoir y ajouter des cas d’usage au fil du temps.
Électrifier en appliquant une approche d’intégration disciplinée
Alors que l’électrification de l’économie canadienne se poursuit, il va de soi qu’il faut créer une infrastructure électrique opérationnelle. Cela comprend l’infrastructure de véhicules électriques et les solutions de stockage d’énergie.
En 2026, les entreprises devraient chercher à concrétiser un jalon d’intégration, une avancée tangible vers la création de l’infrastructure opérationnelle nécessaire. En 2026, réalisez un jalon d’intégration. La mise en service d’un ensemble de recharge de véhicules électriques et de stockage d’énergie au niveau d’un site, intégré à la gestion énergétique du bâtiment et à la réponse à la demande, en est un exemple. Associez cette étape technique à un plan de redressement économique (optimisation tarifaire, valeur de l’écrêtement de la demande de pointe, incitatifs) ainsi qu’à une voie de raccordement au réseau.
Sur les sites prioritaires, installez des bornes de recharge pour véhicules électriques pour au moins 10 % des places de stationnement et rendez 25 % des places prêtes pour les véhicules électriques, en vous alignant sur les normes municipales de pointe et sur les trajectoires de déploiement à court terme.
L’intégration de ces actifs pour les véhicules électriques agit à la fois comme valeur ajoutée pour la propriété et comme commodité pour les employés et les visiteurs. Passer d’une production d’électricité d’urgence alimentée à l’essence à des solutions de stockage peut contribuer à l'atteinte à la fois des objectifs de réduction des émissions et de ceux liés à la résilience. Ces mesures peuvent aussi aider à atteindre les cibles à court terme tout en répondant aux besoins à long terme.
Transformer les projets pilotes climatiques en pratiques courantes
Plusieurs entreprises ont mené des projets pilotes ou des expérimentations ponctuelles sur l’atténuation et l’adaptation aux catastrophes, en investissant dans des solutions à court terme pour tester ou comprendre leur viabilité à long terme.
En 2026, adoptez un guide de résilience reproductible intégré à la planification des immobilisations ainsi qu’à l’exploitation et l’entretien. Définissez des déclencheurs clairs pour l’action (p. ex., des seuils de profondeur d’inondation, des journées de chaleur extrême, des prévisions de vent ou de verglas), établissez des lignes de financement dédiées (budget de base plus des fonds de prévoyance) et nommez des responsables qui seront imputables des installations, des risques et des finances afin d’activer, d’exécuter et de revoir les mesures lorsque les seuils sont atteints.
Mettez en œuvre le guide sur l’ensemble des sites critiques, définissez les déclencheurs pour les trois principaux dangers et menez deux exercices en 2026 (un exercice d’urgence et un exercice basé sur les opérations) avec des mesures correctives financées et attribuées dans les 30 jours suivant chaque exercice.
Plusieurs entreprises et institutions affichent désormais publiquement un engagement clair envers des objectifs ambitieux en matière d’adaptation, de climat et de résilience. Pour atteindre ces objectifs imminents, il faut mettre en œuvre, avec financement, les solutions de résilience aux catastrophes nouvellement développées et celles intégrées à la gestion à long terme des actifs.
Ajouter la circularité aux contrats et aux énoncés de conception
L’élimination des matériaux est devenue un enjeu croissant pour les propriétaires d’actifs, alors que les sites d’enfouissement municipaux arrivent à saturation et que les entreprises cherchent de meilleures possibilités de recyclage, notamment avec l’émergence de l’industrie du recyclage de l’acier. Les conceptions schématiques et préliminaires comprennent rarement les exigences pour l’utilisation de matériaux recyclés ou valorisés.
En 2026, intégrez les exigences de matériaux de construction à l’approvisionnement et à la passation de contrats. Ajoutez des dispositions qui fixent les seuils minimaux du recyclage en fin de vie (soit la part de matériaux pouvant être recyclés par des voies de recyclage viables) et du contenu recyclé ou à faible teneur en carbone pour certains matériaux à fort impact (p. ex., l’acier, le béton et l’asphalte). Autorisez les substitutions conformes dès les premières étapes de la conception schématique et planifiez les coûts additionnels en les répartissant de manière transparente dans les budgets du projet.
Intégrez la circularité dans le contrat : exigez un taux de détournement des déchets de construction et de démolition d’au moins 75 % et fixez des seuils minimaux pour les matériaux, par exemple, des spécifications pour le béton permettant les taux habituels de substitution par des ajouts cimentaires (tels que 25 % de cendres volantes ou des mélanges à forte teneur en laitier, lorsque c’est pertinent), ainsi que des enrobés bitumineux contenant 20 % de revêtement d’asphalte recyclé comme point de départ par défaut, approuvés au stade de la conception schématique.
À ce jour, de nombreux efforts en matière de circularité sont demeurés des projets pilotes ou des expérimentations ponctuelles, par exemple, la récupération et la réutilisation de pièces d’acier, la spécification de finis récupérés ou l’intégration de béton et d’asphalte contenant des matières recyclées. En 2026, la circularité ne pourra prendre de l’ampleur que si elle est intégrée aux processus d’approvisionnement et aux contrats, avec des exigences claires et des coûts additionnels répartis de manière transparente dans l’ensemble du budget du projet.
Traiter la cybersécurité comme un contrôle d’infrastructure essentiel
En 2025, de nombreuses attaques contre des entreprises, des institutions et des gouvernements ciblant leurs infrastructures numériques ont fait les manchettes. Lorsque le paiement d’une rançon s’est avéré nécessaire, ces entreprises ont dû verser des millions de dollars pour éliminer la menace et restaurer leurs systèmes.
En 2026, il faudra combler les lacunes critiques en TI/TO mises en lumière par les incidents récents et les audits, et faire des embauches fondées sur les rôles pour maintenir les défenses. Les organismes de réglementation, les investisseurs, les assureurs et les conseils d’administration s’attendent maintenant à voir des plans de remédiation documentés. Une érosion du rang sur le marché survient si des vulnérabilités critiques sont exposées.
D’ici la fin du deuxième trimestre de 2026, appliquez l’authentification à facteurs multiples à tous les comptes privilégiés, segmentez les réseaux TI et TO (avec des zones contrôlées et des zones démilitarisées) et maintenez à zéro le nombre de vulnérabilités exploitées connues en retard sur les systèmes essentiels ou exposés à Internet.
Lier les mesures d’équité et de partenariats avec les communautés autochtones à l’exécution
Un passage marqué d’un discours général à des attentes claires en matière d’engagement concret, de collaboration et de partenariat à long terme entre les propriétaires ou promoteurs d’actifs et les communautés autochtones a été constaté.
En 2026, officialisez des projets conçus conjointement, des rôles de gouvernance et des parts d’approvisionnement avec des partenaires autochtones, et publiez des indicateurs de résultats (emplois, part des revenus, heures de formation et mesures de sécurité culturelle).
Fixez un objectif minimal d’approvisionnement autochtone correspondant à 5 % des dépenses admissibles totales et publiez des indicateurs deux fois par an (p. ex., emplois, heures de formation, valeur des contrats et retombées pour la communauté) associés à des projets et à des responsables de gouvernance.
Le partenariat avec les communautés autochtones est un objectif clair pour de nombreuses entreprises et propriétaires d’actifs, mais les discussions et les accords de partenariat doivent être étayés par des actions mesurables pour établir la crédibilité.
Un thème central ressort de ces six livrables : la clarté dans l’exécution. Alors que 2026 s’annonce comme une année de réalisation, les dirigeants doivent transformer les projets pilotes en programmes financés, avec des échéances, des responsables et des résultats mesurables. Même si vos cibles finales vont plus loin que 2026, commencer dès maintenant procure le temps d’évaluation et l’avance nécessaires pour développer ce qui fonctionne, combler les lacunes et rehausser la prochaine série de paramètres en toute confiance.
Commencez par un plan ciblé sur 90 jours : choisissez deux livrables présentant le meilleur rapport risque/rendement, définissez l’indicateur de rendement clé ou le déclencheur, une ligne budgétaire et un responsable pour chacun, et planifiez la première étape clé. Ensuite, passez résolument de l’intention à la mise en œuvre. Au besoin, nous pouvons planifier une séance d’alignement pour vous aider à associer ces actions à votre portefeuille et approuver le premier site ou projet afin que 2026 ne soit pas qu’un sujet de discussion, mais une preuve tangible.
Pour en savoir plus sur la manière dont nous aidons les entreprises à se préparer pour l’avenir, consultez :