La station de métro Yorkdale est un emblème architectural du réseau de transport en commun de Toronto. Conçue en 1974 par la firme d’architecture Arthur Erickson Architects et mise en service en 1978, la station se compose d’une structure en acier et en béton de plusieurs étages qui se trouve au niveau du terre-plein central de l’autoroute Allen Road. La station se distingue par son puits de lumière à voûte en verre de 183 m (600 pi) qui couvre toute la longueur du quai central. Soutenu par une charpente en acier incurvée, le puits emplit non seulement le quai d’une belle lumière naturelle, mais offre aussi un emblème visuel mémorable et permet aux usagers de se rendre au centre commercial Yorkdale.
Cependant, au fil des années, la structure est devenue la source d’infiltrations d’eau récurrentes, entraînant des risques pour la sécurité. Par temps pluvieux, le quai devenait particulièrement glissant. Ce problème mettait en danger les usagers, mais s’accompagnait également de défis constants liés à l’entretien. Pour résoudre cette situation, on a procédé au milieu des années 1990 à des travaux majeurs de restauration, soit l’intégration d’un système de drainage dissimulé dans le puits de lumière. Toutefois, après 30 ans de service, l’infiltration d’eau est de nouveau un souci et les fuites qui en découlent viennent compromettre la sécurité et l’esthétique de la station.
Intégration du puits de lumière
Construit dans les années 1970 comme un système de barrière, le puits de lumière de la station Yorkdale se compose d’un cadre en aluminium et de panneaux de verre armé à vitrage simple. Lors des rénovations effectuées au milieu des années 1990, la Commission de transport de Toronto (TTC) a mis en place un système de drainage dissimulé visant à gérer plus efficacement les eaux de pluie. Ce système comprenait de nouvelles extrusions et des chéneaux encaissés au cœur du système de joints de dilatation. Les chéneaux existants ont été recouverts d’une membrane afin d’empêcher le refoulement de l’eau et de veiller à ce que toute eau de pluie pénétrant dans les joints puisse être adéquatement acheminée à l’extérieur de la structure. Ce système modernisé comprend des panneaux de verre armé à vitrage simple fixés à un cadre d’aluminium au fini anodisé incolore au moyen de silicone et la protection mécanique en verre existante a été réutilisée et placée dans chaque coin.
Le puits de lumière comprend neuf joints qui gèrent la dilatation et la contraction sur toute la longueur du système. Ces joints, de même que les joints étanches aux intempéries et les solins métalliques, ont été conçus pour gérer une potentielle infiltration d’eau en raison du climat variable de Toronto et ainsi réduire le plus possible les dommages. Des aérateurs à lames, situés à la base du système du puits de lumière, assurent la ventilation de la station et atténuent l’impact causé par l’entrée des trains ainsi que l’effet « piston » et la pression d’air sur le puits de lumière.
De plus, son concept original comportait deux systèmes d’accès servant à l’entretien et aux réparations, soit une plateforme en « A » placée sur une glissière pour l’entretien intérieur et une échelle mobile courbe située sur une glissière extérieure. Ces deux systèmes ont été conçus pour permettre aux équipes d’entretien d’effectuer des tâches de nettoyage et des réparations mineures lorsque requis. Toutefois, dans les dernières années, ces systèmes n’ont subi aucun entretien et n’ont pas été certifiés, ce qui les rend peu fiables et difficilement utilisables.
L’équilibre de l’enveloppe structurale de la station repose sur des panneaux de béton préfabriqué disposés en « V » inversé tout le long du quai sous le puits. Ces panneaux, positionnés à la hauteur des rames, sont protégés des éléments par un parement en acier inoxydable.
