Sobrement nommé « le Pont de pierre », le plus ancien pont de Bordeaux représente un véritable lien entre les deux rives de la cité. Que ce soit à pied, à vélo, en bus ou à bord d’un tramway, chaque jour, plus de 60 000 personnes empruntent cet ouvrage comptant 17 arches et d’une longueur impressionnante de 487 mètres.
Bientôt bicentenaire, l’édifice est marqué par l’usure et s’enfonce inexorablement, chaque année davantage, sous son propre poids. Pour préserver ce chef-d’œuvre en péril qui s’inscrit dans un site d’exception classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il faut sécuriser et renforcer la capacité portante de ses fondations, garantir son étanchéité, avant de procéder à une restauration méticuleuse. Entièrement supervisé par une équipe de maîtrise d’œuvre dirigée par WSP, le chantier n’entraînera pas la fermeture de l’ouvrage, selon Marc Allafort, chef du projet de réhabilitation du Pont de pierre de Bordeaux : « L’objectif et le défi, c’est de minimiser l’impact des travaux sur les flux de circulation ».