Modifier la conception pour répondre aux besoins actuels
Depuis son ouverture en 1917, l’établissement de recherche de Weybridge a évolué afin de répondre à des besoins à court terme, entraînant ainsi la construction d’une série de bâtiments et d’infrastructures. Sur le plan architectural, une revitalisation du site est nécessaire. Il faut ainsi consolider les nombreuses petites structures pour en faire deux grands centres de sciences afin d’appuyer la viabilité du projet à long terme.
La transformation du site repose sur une vision claire et une solide analyse de rentabilité du programme, toutes deux appuyées par les connaissances économiques et stratégiques de nos experts et expertes. Parallèlement, nos ingénieurs et ingénieures ont effectué plusieurs évaluations et levés pour cerner et atténuer les risques actuels et futurs, en prenant notamment en compte l’écologie, l’arboriculture et l’information obtenue par géoradar. Ces données ont été intégrées au plan directeur pour orienter la conception axée sur l’avenir du site.
Découvrir des occasions grâce à des solutions numériques
Puisque de nombreux éléments entrent dans la conception du projet, notre équipe a vu une occasion d’améliorer l’atténuation des risques et de simplifier les informations complexes grâce à des visualisations immersives uniques en leur genre. Ces solutions numériques ont joué un rôle essentiel dans la simplification du programme de construction. Elles ont aussi facilité l’approbation de la demande de permis de construire et le renforcement du soutien des intervenants.
Benjamin O’Connor, l’un de nos responsables de la visualisation, dit ceci : « En raison de l’envergure et de la complexité de ce projet, nous avons utilisé des visualisations 3D et des modèles de réalité virtuelle pour créer des visites immersives du site actuel et du site futur. Cela a permis aux différents intervenants de bien comprendre sa transformation en une installation de biosécurité de classe mondiale. Nous avons également utilisé des modèles 4D interactifs pour détecter rapidement les risques potentiels, en veillant à ce qu’ils soient pris en compte dans la conception avant la construction afin d’éviter tout problème coûteux. »
De plus, l’utilisation de systèmes numériques a été proposée pour saisir et surveiller en temps réel les données sur l’utilisation du bâtiment, afin d’optimiser l’exploitation, la consommation énergétique et le confort des usagers. Ces systèmes comprennent une plateforme d’analyse à l’échelle du bâtiment qui peut gérer les mesures de contrôle axées sur la demande et les capteurs de rétroaction. Nous cherchons également à intégrer d’autres systèmes, notamment pour la gestion des installations assistée par ordinateur de même que la gestion du transport vertical et du système d’éclairage, et ce, pour améliorer davantage l’efficacité du bâtiment.
Améliorer la résilience de la biosûreté
Au Royaume-Uni, les éclosions de maladies animales posent un risque important. Afin que l’APHA soit en bonne position pour poursuivre son travail vital, soit protéger le pays des menaces croissantes des maladies animales, elle doit moderniser ses installations existantes. Pour ce faire, les installations désuètes seront remplacées grâce à la construction de deux laboratoires modernes à haut niveau de confinement, d’infrastructures améliorées et d’un nouveau centre énergétique.
Les nouveaux bâtiments seront dotés de solutions de bioconfinement évoluées, de systèmes intelligents, d’alarmes et de systèmes de surveillance. Ces améliorations permettront à l’établissement de tirer profit des mesures nécessaires pour permettre à l’APHA de lutter efficacement et sécuritairement contre une gamme complète d’éclosions de zoonoses.
Schématiser soigneusement la construction
Puisque nous travaillons à la revitalisation du principal centre de recherche et d’essais en laboratoire sur les maladies animales au Royaume-Uni, il est essentiel que les travaux de construction soient réalisés sans perturber le fonctionnement de l’établissement. En s’appuyant sur les informations fournies par notre modèle 4D, nos experts et expertes ont déterminé qu’une stratégie de construction par étapes serait la plus appropriée, permettant de diviser le programme de construction en séquences et transitions gérables. Cela permettra d’intégrer un plan de démolition simplifié et d’utiliser des installations temporaires afin de veiller à ce que l’établissement de recherche demeure en activité pendant la construction.
Dale Sinclair, responsable de l’innovation numérique, a précisé : « Nous cherchons à mettre en œuvre des méthodes de construction modernes pour différentes composantes du projet, des aires de faible confinement aux façades, afin de réduire les déchets sur le site et simplifier le programme de construction. »
Concevoir en pensant à la planète
Les installations de recherche sont essentielles pour accélérer la découverte d’innovations médicales et techniques, mais elles ont souvent une empreinte carbone importante. Le Centre national de biosûreté vise à changer cela en comptant sur une stratégie de durabilité holistique et axée sur l’avenir.
Pensée en fonction des pratiques exemplaires actuelles en environnement et des directives sur l’environnement bâti en vigueur, cette stratégie établit un juste équilibre entre les résultats durables et la fonctionnalité opérationnelle, la sécurité et les performances en matière de résilience. Le site sera presque entièrement électrique : on y utilisera un mélange de systèmes de récupération de la chaleur et de pompes à chaleur aérothermiques de base et locales à grande échelle, ainsi que des systèmes solaires photovoltaïques pour répondre à la grande majorité des besoins énergétiques des installations.